1) Allez, c’est
presque terminé,
Cette campagne on l’aura bien portée.
Et ce soir, on voudrait rendre hommage
A ces centaines de visages
Juste croisés
Les citoyens lambda qui se demandent bien à quoi
Sert la politique, ma bonne dame, quand on entend c’qu’on entend
Et quand on voit c’qu’on voit
La pratique de la petite phrase
Du petit projet court-termiste
Et surtout électoraliste
Le manque de courage
L’autocratie, les orages
La fausse ouverture
La guéguerre, les armures
Et puis
Le chacun pour soi, le quant-à-soi
La galère tous les mois
Les petites retraites, les feignants
Et qu’est-ce qu’il vont devenir nos enfants ?
2) Et ce soir on
voudrait rendre hommage
A ces dizaines de visages
plus longuement côtoyés :
Jacky Hermant et la porcherie Porcibel
Un éleveur
qui a mal au cœur
Quand il voit que son élevage
N’alimente de Carrefour que les marges
Thomas Dubois, directeur de l’URIOPSS
qui fait de l’association de solidarité
le pivot d’une nouvelle humanité
Marie-Aude Bur de chez Tansmatik
Entrepreneuse métallurgique
Relocaliseuse tonique
Céline Landragin et Cap intégration
Qui veut mettre au cœur de la société
L’attention à la fragilité
Nathalie Ballu et l’accueil St Vincent de Paul
En elle l’hébergement d’urgence
A comme pris nouvelle résidence
Les salariés de PTPM
Qui ne se battent pas pour grossir leur prime chômage
Mais pour maintenir l’emploi
Et rappeler à l’Etat que quand il s’engage
Il faut que ça se voie !
Tous ceux là, tous
Il nous ont révélé
En nous disant pour quoi ils se lèvent chaque matin
Que nous aussi comme politiques on pouvait les porter
Ces bribes de leurs combats qui ont bel et bien forgé
Celui que nous mèneront à la Région demain.
3) On voudrait
aussi rendre hommage à nos colistiers
Anne, Laurence C, Laurence D, Jérémy et Désiré
Guillaume, Maria, Jean-Marie, Marie-France Basselier
Et tous les autres qu’on ne va pas nommer
D’avoir boîté, tracté, cogité, répondu, convaincu
Tous ceux pour qui voter était une cause perdue
Et puis, il y a ceux,
Ceux qui n’ont pas de titre, pas de rang,
Mais qui se sont défoncés
Parce qu’ils aiment l’énergie qu’on met à se donner
Ils nous portent, nous conseillent comme leurs enfants
Yvon, Marie-Christine Berthou, Pierre Dellon, Pierre Castrique
Merci aussi à M. Vecten, Lallement, Subtil
Vous transmettez le relais de la famille centriste
Autrefois incarnée par Bernard Stasi notre grand humaniste.
4) Et à tous ceux
qui nous prennent pour des fous
Des doux-dingues, des gentils un peu mous
Nous invitent au PS ou à l’UMP parce qu’ils ne croient pas
Qu’au centre il y ait une voix
On voudrait juste répondre du haut de nos trente ans :
Est-ce qu’à l’UMP, on aurait appris autant ?
Est-ce qu’au PS on nous aurait laissés
Afficher nos poissons, au kébab tenir café
Inviter Marielle dans un restaurant d’insertion,
Convaincre même ceux qui n’ont pas de carte pour l’élection ?
Est-ce qu’à l’UMPS, on l’aurait élaboré
Ce programme qu’on est si fiers aujourd’hui de porter ?
La réponse est non, puisqu’on l’a répété
A l’UMPS en Champagne, on ne fait pas campagne
On s’invite chez ceux qui nous sont dévoués
On attend l’abstention comme une panacée
Pour être sûrs de n’être pas trop mal placés !
Voilà le vrai scandale, voilà la honte de notre société
Quand le sens civique lui-même, est dévalué
Par ceux qui devraient en premier le rappeler…
Comment voulez-vous qu’à l’UMPS on s’engage
On aurait fait trop de bruit, tremblé tous ces vieux murs
Dépoussiéré les planchers, fait sauter les serrures
Vu la pêche qu’on a, sûr, c’était la voix de garage
Le mépris, le rejet, "allez, prenez un peu d’âge
On vous rappellera dans dix ans
Quand vous aurez un peu plus de cheveux blancs…" (lu par Nico, ça le fait
;-))
5) Pour citer Gandhi,
Nous sommes le changement que nous voulons voir dans le monde
Pas la révolution, pas la transmutation, la terre est toujours ronde
Juste une métamorphose lente, et de chaque seconde
Nous voulons modifier les règles du vieux jeu
Pour qu’enfin l’humain puisse se porter mieux
Créer ce qui nous manque, donner envie de croire
Qu’on est chacun responsable des autres
Et que le politique ce n’est pas : "les miens contre les vôtres"
On sait qu’on a raison parce que c’est du bon sens
On vous remercie tous ce soir de nous faire confiance
De continuer à porter cette énergie, cette soif de sens
Vendredi, samedi, dimanche, demain
Et encore après-demain
Notre voix est essentielle et le combat que nous menons
Sans aucune hésitation est le bon
Il ne s’arrêtera pas quels qu’ils soient (mais nous y croyons ils seront
bons)
Aux résultats de dimanche soir
Alors ensemble, gardons cœur, cap et espoir
Merci à tous d’être là au Palais des fêtes ce soir !
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